Lundi 4 décembre 2006
1
04
/12
/Déc
/2006
14:17
La recherche Scientifique est les TIC en Algérie
Sur un échantillon de 150 enseignants-chercheurs enquêtés, nous avons constaté que plus de 35% de personnes ont moins de 40 ans contre 65 % dépassant les quarantaines. Alors cette proportion démontre que l?Algérie ne cesse de souffrir du phénomène de fuite des cerveaux dès le jeune âge, or, le ministre de l?enseignement supérieur et de la recherche scientifique a annoncé en juin 2006, dans le forum de télévision, que : ?plus de 800 chercheurs Algériens de très haut rang activent en France seulement depuis le début des années 90?? et ce chiffre ne cesse d?accroître.
Si nous tenons à interpréter l?événement d?apparition du CNES en 1998 et ses grand tournant en 2000, 2003 et 2005 /2006 (sans évoquer ses dimensions politiques), ainsi que ses principales revendications : le salaire du chercheur, le logement et l?instauration de la valeur sociale de l?enseignant du supérieur, nous déduisons que ce dernier vit une période de crise, et ce qui influence négativement sur le plans de sa production scientifique. Et c?est pourquoi le ministre Harraoubia a-t-il avoué au jounal El Watan le 02 Aout 2006 que : ?Le statut particulier de l?enseignant du supérieur verra le jour??. Ceci signifie que le chercheur Algérien vit réellement une période difficile, et il faudrait prendre immédiatement les mesures nécessaires afin d?encourager la recherche scientifique en Algérie.
Selon Omar Ramdhan, le président du forum d?entreprise lors d?une rencontre-débat, qui s?est tenu le 02 octobre 2006, le salaire du chercheur Algérien est aujourd?hui de l?ordre de 500?. Il est de 900? en Tunisie, de 1200? au Maroc et 1200? dans les pays développés. Alors qui faut-il culpabiliser quant à l?expatriations des élites ?
S?agissant du grade académique de nos enseignants-chercheurs, nous constatons que la majorité de ces derniers sont titulaires du diplôme de magister (67%) et activant comme maîtres assistants ou chargés de cours dans des universités, et plus de 90% travaillent sur 1 seul projet de recherche, soit le projet de thèse. En revanche, nous trouvons que 10% seulement sont des professeurs contre 23% de docteurs ou maîtres de conférences. Alors nous constatons que le problème de passage à ces grades supérieurs, qui dépend toujours des compétences individuelles des enseignants-chercheurs, persiste toujours !
Pour avoir une idée plus pratique sur le rendement de ces chercheurs et leurs compétences ces 5 dernières années, nous avons analysé les réponses relatives à la question sur leurs auto évaluation : 80% ont jugé que leurs production était faible, 15% ont voté qu?elle était moyenne, 4% supposent qu?elle était satisfaisante et 1% l?ont jugée d?excellence.
Pour se remédier à ce problème, nous remarquons que l?Algérie a pris, il y a 3 ans, les mesures nécessaires pour pousser la recherche scientifique tout en créant des écoles doctorales en partenariat avec des universités françaises (école de sciences économiques à Constantine, informatique à Bejaia et langues étrangères à Alger?).
Ammar BOUKRARA
Etudiant en 2ième Magister Informatique (INI-Alegr & ENSSIB-Lyon)