Mercredi 6 décembre 2006 3 06 /12 /Déc /2006 11:31

Si le chercheur Algérien attend des mois pour que son article de recherche soit accepté ou rejeté par une institution organisatrice d’un séminaire, -qui suivent généralement des rythmes annuels (exemple de l’école du printemps INI)-, la publication sur Internet est au contraire plus vite : les idées sont connues dans quelques heurs, discutées dans quelques jours et rejetées ou acceptées en quelques semaines. Malheureusement, selon l’enquête que nous avons effectuée, nous avons constaté que ces derniers préfèrent publier leurs travaux (articles ou rapports de recherche) dans des séminaires que sur Internet.

Alors si nous tenons à nous rappeler de la définition du concept de la mutualisation, qui signifie ‘donner et obtenir’, nous trouverons que les chercheurs algériens préfèrent diffuser leurs connaissances à des groupes de personnes de tailles relativement limités. D’où nous pourrions tirer comme premier jugement, que les TIC n’ont pas encore instauré la culture du partage des connaissances au sein de cette communauté de chercheurs algériens, au large spectre.

Cependant, si nous essayons d’analyser les taux d’usage, par exemple, des moteurs de recherche, des revues électroniques et le web en général comme source ou outil de recherche d’informations, qui ont été respectivement à l’ordre de 97, 35 et de 65%, nous tirons quand même que le chercheur algérien est plutôt satisfait des TIC pour la recherche des connaissances (‘j’utilise Internet pour trouver la connaissance que je veux’).

En fait, ces différentes proportions nous ont permis de déduire que le chercheur algérien, confronté ainsi aux documents numériques, ait une culture de gratuité de l’information scientifique ou de la connaissance.

A ce propos, l’usage des TIC toujours restreint aux outils de communication (mail, forums de discussion) et à la recherche de l’information, nous force à définir les limites des apports de la technologie sur la mutualisation des connaissance qui n’est pas encore discrète au sein de la communauté des chercheurs algérien, elle nécessite de plus en plus une organisation aussi importante. Or, jusqu’au aujourd’hui, le partage des savoirs se limite sur des petits groupes de chercheurs qui ne dépassent généralement 5 chercheurs[1], et nous n’avons observé aucune initiative prise dans ce contexte par les autorités compétentes. Et pour le moment, seul le CERIST s’est limité, il y a quelques années, à la constitution d’un fichier national des thèses soutenues, malheureusement, il n’est plus encore mis en ligne.

Pour se remédier à ce paradoxe, nous devons nous rappeler que plusieurs variantes socio-économiques doivent intervenir afin d’évaluer l’impacts des TIC sur la culture de la mutualisation des connaissances au sein de la communauté des chercheurs algérien. Malheureusement, ceci n’a pas été l’objectif primaire de notre enquête.

 

BOUKRARA Ammar

2ième année Magister INI


[1] Réalité constatée durant l’enquête. Les résultats relatifs à la question : avec combien de chercheurs (Algériens ou étrangers) Travaillez-vous actuellement ?

Par BOUKRARA - Publié dans : boukrara
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